On la pourrit comme on peut , du moment
Qu'on est l'air Stylé devant les frangins,
Avec nos franges et nos engins.
Vas- y que je te montre comme je suis dingue,
Jdébute par les Joints et jfinirai avec mes seringues,
Il est 9 heures y'a orgie chez Andy
On ouvre la porte : C'est parti
"Téma" ces gonzes qui ont la quizaine,
Qui s'arrache la guele pour paraitre Zen
Ils sont pleins de joie mais dans 2heures,
Ils seront face à la cuvette pour des heures,
A dégueler leurs tripes et S'dire pourquoi,
Pourquoi suis-je aussi pitoyable,
A ne pas savoir que je joue avec le Diable,
Un jour , ca commence la clope au bec,
Devant ces pots, ébahis, qui l'respectent,
Puis ca finit sur un lit d'Hopital,
Les poumons en feu , La vie qui détale;
Il est 3heures du Mat' et on veille ,
L'odeur des clopes Nous éveille,
Pour ce soir on délaisse notre conscience,
On se branle sévère des conséquences,
Peu importe c'que nous propose le lendemain,
On est des Jeunes la bière à la main,
Qui se foutent d'hier et de demain,
On prend notre courage à deux mains,
Et on s'élance dans la connerie ,
Plein pot jusqu'à l'euphorie,
Puisque nous avons 15années,
Période qu'on n'sera oublier.
Il faut juste ouvrir les yeux,
Un mec ou une meuf qui ouvrir son paquet
En prendre une et sl'a cramer,
Inspirer c'poison qui te rongera les poumons,
C'est vite fait d'être un plaisir avant d'être un démon,
Au final si on y prête attention,
C'est juste pour se donner un genre , attirer l'attention,
Fin ça c'est au départ , j'en viens à la suite,
Puis c'est rare qui y'en ait qui s'arrête ensuite.
C'est le cas de neuf gars sur dix,
Qui sauteront sur l'occasion,
D'commencer à tater le vice.
Doucement, mais sans précaution.
Il prend un de ces premières,
Sans savoir qu'il est au départ,
Au départ d'une très longue histoire,
Sans fin, certes, et très galère.
Et à moins d'en sortir vite fait,
Ton briquet sera longtemps à tes côtés.
Puis, à un moment, faut accepter la réalité,
Fumer à 13 ans, ca fait mauvais effet.
Tu vois le ptit la clope au bec,
Avec ses pots ; pardon, mais c'est grotesque.
Mais loin de là serait l'idée,
De stopper l'élan de c'te saloperie,
Non, au jour d'ajourd'hui, t'en ris,
Demain tu seras la à suffoquer.
Late après late, tu consumes ton âme,
Jour après jour, l'erreur te domine,
Clopes après clopes, t'abimes ta ptite mine.
Excès après excès, seul le diable t'acclame.
Ma tête ne chante plus,
Et mon c½ur saigne.
Ma vie perd alors tout sens,
Le conte d'un amour déchu,
Où la décadence règne.
Mec jt'explique la virulence,
D'mes mots qui s'sont perdus,
A travers un monde qui baigne,
Sans cesse dans la dépendance.
Alors Jplace mes oraisons en vue,
D'améliorations d'ce règne...
Mais pour l'instant mon corps danse,
Mais ma tête ne chante d'jà plus
Et mon c½ur, lui , il saigne .

